BAS LES MASQUES *

 

 

Par Aurore Jesset – Janvier 2012

 

Le portrait raconte à lui seul toute l’histoire de l’art. Longtemps limité et figé par les exigences de la tradition classique, réalisé la plupart du temps sur commande, le portrait a connu plusieurs révolutions de Della Francesca à Caravage jusqu’au XXe siècle où il devient un véritable champ d’expérimentation. De nombreux artistes ont su faire évoluer et renaître le genre en privilégiant le regard du peintre et non plus celui de la personne représentée.

 

Les portraits et autoportraits de Nowart interrogent l’intime et la complexité de l’être : un thème existentiel qui ne manque pas de questionner chacun sur son rapport au monde. Tendons l’oreille vers l’intérieur de nous-mêmes, les portraits de Nowart ont quelque chose à nous dire.  Le graphisme suggère une profondeur comme pour indiquer derrière le masque  social, les strates privées dans une multiplicité de couleurs et de formes mettant en mouvement l’ensemble. L’homme est saisi dans son devenir perpétuel.

 

Références artistiques :

 

 Dans son « appartelier » de Clichy (comme le nomme Nowart), l’univers est propice à l’introspection et aux réflexions existentielles, l’artiste y peint principalement des portraits, un thème qu’il investit depuis toujours. Le style varie selon ce qu’il ressent. Plusieurs sources d’inspiration l’ont guidé. Il dit sans hésiter «  mon premier choc artistique c’est Arcimboldo, quand j’étais petit, dans Pif gadget ou Mickey magazine… c’est ressorti plus tard ! ». Il est surpris par l’originalité des portraits : la juxtaposition des fruits, légumes, animaux le fascine. A l’adolescence, notre artiste s’intéresse à la démarche de Keith Haring (1958-1990), peintre américain, nourri par le graffiti. Celui-ci milite pour la démocratisation de l’art en cherchant à l’inscrire dans la rue, le métro. Certains de ses portraits ou compositions faits d’une multitude de formes géométriques multicolores offrent au regard un genre que l’on retrouve dans les portraits de Nowart. Un œil attentif reconnaîtra dans certaines de ses peintures  «  le bébé rayonnant »  de Keith Haring, symbole de la vie, de la joie et de l´espoir.

 

Depuis toujours la sensibilité de notre artiste, ouverte au monde capte diverses  sources.  Des rencontres l’interpellent et éclairent son cheminement.  Et puis, très vite, le graffeur étudie rigoureusement l’œuvre de Picasso. Le maître est un guide incontesté dans sa trajectoire artistique . ARN* est séduit par sa grande liberté dans l’exploration  des divers styles  et par l’exceptionnelle soif de créativité qui l’anime, le tout au service de l’élaboration d’une démarche propre reconnaissable parmi toutes. Nowart revendique la notion de liberté. Lui-même ne veut pas s’enfermer dans un genre : selon lui un artiste complet explore tout. Sa recherche est aussi sans limite.  

 

En tant que chef de file du mouvement cubiste, le travail de Picasso amène Nowart à se pencher sur cette conception particulière de la peinture. Il y trouve un espace pictural qui n’est plus une simple imitation du réel. Partant souvent du lettrage, la géométrisation des formes devient un axe d’investigation pour représenter le visage. Le peintre se met ainsi à expérimenter le cubisme analytique  par une sorte de déconstruction du processus perceptif en  « éclatant » (dit-il) les portraits. Des yeux et des bouches dentées se multiplient selon plusieurs points de vue sur la toile. Puis, l’artiste introduit des matériaux par collage : cables électriques, tuyaux d’arrosage, rubans adhésifs, mousse de matelas, pistolets à colle etc.. L’inclusion dans l’œuvre de matières du quotidien rappelle la période du cubisme synthétique (après 1912) élaborée notamment par Pablo Picasso, Georges Braque, et Juan Gris.

 

Nowart dit avoir toujours aimé «  le côté bidouille » et recyclage des matériaux. Sa formation de tapissier a probablement développé son attirance pour la manipulation des textures.

 

Il n’est pas étonnant que Nowart se soit intéressé d’aussi près au cubisme compte tenu de son intérêt pour l’art dans l’espace. Comment représenter ce qui existe en trois dimensions sur une surface à deux dimensions ? C’est la question que Picasso, Braque et les autres ont voulu traiter dans le cubisme analytique par les formes géométriques et dans la phase suivante,  par l’utilisation de morceaux de divers matériaux dans le cubisme synthétique.

 

Dans ses portraits, ARN* ne cherche pas à montrer le monde tel qu’il est, mais à l’exprimer en osant la distorsion des traits. Van Gogh qui avait déjà ouvert en son temps les portes d’une forme de peinture marquée par l'expression a également fortement inspiré notre artiste. Dans l’expressionnisme, le peintre se détache de la représentation objective pour projeter sur la toile ses sentiments, ainsi la déformation de la réalité crée une ambiance émotionnelle qui interpelle le spectateur. Le travail de Nowart s’éclaire par cette dynamique où l’état d’âme de l’artiste prend le pas sur la réalité physique des objets. En écho avec cette démarche, deux autres artistes illustres ont orienté la recherche de Nowart  :  Egon Schiele par ses autoportraits tourmentés et desséchés, et Pavel Filonov (avant-garde Russe) par la primauté du sentiment sur la forme.

 

Plus récent, le mouvement de la figuration libre  a également marqué  l’évolution du style de Nowart. Au début des années 1980, des artistes se rejoignent sur la « liberté » de faire « figurer » toutes formes d’art sans frontière de genre culturel et d’origine géographique, sans hiérarchie de valeurs. Des artistes Français dont Robert Combas, Richard Di Rosa, Hervé Di Rosa et d’autres exposent avec leurs homologues américains, Keith Haring, Jean-Michel Basquiat, Kenny Scharf etc. Une passerelle se crée entre l’art contemporain et le graffiti  dans une peinture figurative riche en couleurs. Pour Robert Combas, à l’origine du courant,  « La figuration libre est une peinture qui ne renie pas ses instincts primitifs et une volonté de culture ». Sensible à cet univers pictural, Nowart s’y reconnait plus dans l’intention figurative que  dans la dimension narrative et illustrative de certaines peintures.

 

L’oeuvre d’Arnaud Rabier Nowart dont la production est sans trêve depuis plus de vingt ans est traversée par des courants fondateurs de l’histoire de l’art. Guidé par son indéfectible curiosité et la rigueur d’un chercheur,  l’artiste explore et expérimente son sujet sans jamais se contenter des étapes franchies.

 

Analyse picturale et symbolique des portraits de Nowart.

 

Les visages sont pleins, composés par un entremêlement de multiples formes aux couleurs vives : lianes en deux ou trois dimensions (« tentacules ou graffitikubico » selon les termes de Nowart), gouttes ( style bubble, graff en forme de bulles ), yeux, bouches, dents, signalisation routière etc. Profondeur et éclatement pictural laissent apercevoir  plusieurs plans suggérant l’intérêt du peintre pour l’espace et l’anamorphose.

 

Cette géométrie entrelacée fait penser au wildstyle dans le graffiti où le graphisme du lettrage structure la peinture sans chercher à le rendre lisible. Les lettres sont fusionnées, déformées, extravagantes, et leurs extrémités dynamiques.  C'est un style complexe à réaliser qui demande beaucoup de technique.  Nowart commence souvent sa toile par des tags (lettrages), zone « d’accroche » selon lui pour la composition. Même si le regard non-initié ne voit plus les lettres,  elles participent au tissage pictural et orientent le geste de l’artiste. Une impression de mouvement domine, le regard du spectateur circule.

 

Ne cherchant pas à représenter le réel, l’artiste s’attache à une autre dimension, celle qui ne se voit pas, située du côté de l’intériorité et de la complexité de l’être humain. Les chemins que chacun  emprunte pour exister dans le monde sont multiples, les  entrecroisements géométriques composant les portraits en sont une allégorie. Les symboles de la circulation routière indiquent la vigilance, le danger, les travaux sur les voies qui mènent à soi et vers les autres dans une interdépendance inextricable. Se trouver soi, dans l’altérité est un long parcours, non sans entraves. Vivre est une grande aventure et comme toutes les expéditions, elle présente ses risques.

 

Il arrive que les portraits dérangent,  notamment les autoportraits (réalisés à partir de photos) dans lesquels l’artiste se sent libre pour tout oser car il n’a pas à ménager la susceptibilité d’un autre.  La part torturée et ténébreuse de l’homme surgit alors dans toute sa crudité, magnifique de justesse. Certains parlent de violence, d’effroi face aux yeux exorbités qui se multiplient dans une avalanche de couleurs vives partiellement soulignées par la proéminence blanche des mâchoires dentées. D’autres fois, les êtres s’animent des émotions fondatrices du lien social évoquant une ambiance familière. Avec Nowart, le traitement des émotions est d’un naturel bouleversant. L’homme  apparait dans toutes ses facettes : doux, songeur, inquiet, effrayé, avide, menaçant, souriant, tendre, étonné, persécuté, agressif, tourmenté, joyeux etc. Le peintre nous mène vers une intimité, toujours saisie dans le vif, sans concession.

 

L’utilisation des morceaux de matelas en mousse pour faire jaillir de la toile les portraits en trois dimensions, suggère une symbolique tout à fait intéressante : n’est-ce pas sur le matelas que l’homme est le plus authentique avec les diverses déclinaisons de sa personnalité ? Voici de quoi alimenter la réflexion sur le traitement artistique du réel des états d’âme. C’est en plein ce que vise le Cubisme synthétique : une réflexion esthétique sur les différents niveaux de référence au réel.

 

Revenons sur les yeux et les bouches généreusement dentées, leur présence systématique signe une spécificité des portraits de Nowart.

 

En tant qu’art visuel, la peinture sollicite le regard. L’œil est donc une zone très investie par Nowart, d’autant plus qu’il dit aimer observer. Aussi, les yeux représentent pour lui  le miroir de l’âme. Ils traduisent le ressenti intérieur bien avant la parole. L’artiste est sensible dit-il au « parler vrai »  et selon lui le regard est plus fiable que les mots. D’autre part, le peintre saisit l’importance du regard de l’autre dans la reconnaissance mutuelle et dans le développement personnel.

Les toiles mettent en scène le regard : le spectateur regarde un autre qui regarde, c’est pour Nowart ce qui établit un contact entre ses portraits et le regardeur. Il précise que le jeu des regards crée une dynamique qui donne vie à la peinture. Les yeux grands ouverts visant le regardeur génèrent parfois un sentiment de persécution. Dans ce face-à- face surprenant, certains s’exclament : « faut pas être parano ! ».

 

Avec les yeux, les dents prennent également une place particulière. Pourquoi plus les dents que la bouche ? A cette question, le peintre rit et confie qu’il a eu beaucoup de problèmes dentaires ! Si l’on cherche du côté de la symbolique dentaire, la bouche abrite une dimension spirituelle. De nombreux écrits d’Estelle Vereeck, docteur en chirurgie dentaire,  nous éclaire sur le sujet. La valeur sacrée de ce minéral n’est pas réservée aux défenses de certains animaux. Elle  montre que de tout temps, les dents de l’homme représentent le pouvoir,  la force intérieure ou spirituelle.

 

Par exemple, pour les hébreux, la dent est associée à l’esprit et au feu divin de la création, au point où chez eux un édenté ne pouvait devenir prêtre. Dans l’Amérique précolombienne, les Mayas les limaient pour leur donner une forme particulière et y incrustaient des pierres selon le statut social et spirituel de l’individu. De la préhistoire à maintenant, la valeur sacrée des dents se retrouve dans de nombreuses cultures. Estelle Vereeck écrit que la bouche est comme  « un temple aux piliers vivants dans une orientation ciel-terre matérialisant la rencontre de l’esprit et de la matière ». Elle précise : « Nos dents sont l’écran où se projettent les tourments de l’âme ».

 

Vu sous cet angle, les dents dans les portraits de Nowart confortent le sens de  sa démarche tournée vers l’intériorité ou la vie « dent-l’âme ».

 

A ce stade de l’analyse des portraits et autoportraits de Nowart, un choix s’affirme. La plupart des peintures se composent ou se décomposent à partir de trois éléments particuliers : lettrage, yeux, bouches dentées. La psychanalyse y verrait trois voies capitales de relation avec l’extérieur intervenant tôt dans la vie du petit de l’homme. En effet le langage (l’enfant est parlé par ses parents avant même sa naissance), le regard, et la bouche (avec ou sans les dents) permettent au bébé d’entrer en contact avec son environnement, et de l’explorer. Ainsi, à son insu, l’artiste choisit dans ses portraits une thématique fondatrice du rapport humain et du développement personnel. D’un point de vue pictural, la notion de trame suggérée par les entrecroisements des formes géométriques offre une belle métaphore du tissage relationnel primordial (permis par l’activité précoce de la bouche, des yeux et du langage).

Le style graphique des portraits évoque également un univers racinaire. On est là du côté des origines. Cela renvoie à un autre travail de Nowart, les peintures de portraits collées sur les troncs d’arbres. Ce thème expérimenté en 2004 est riche en symboles. Tout comme Le tronc qui relie les racines et la cime, le visage n’est-il pas le témoin d’un parcours personnel situé entre origines et devenir ?

 

A   l’interface du social et de l’intime, le visage, animé par ses traits et ses expressions renseigne sur la trajectoire personnelle de chacun. La sensibilité de Nowart sait en saisir la substance. Une anecdote illustre bien ceci : L’artiste se rend chez des amis, ils lui présentent une personne. Il se souvient d’une jeune femme qu’il décrit comme « solaire…super patatoïde… une joie de vivre énorme ! » Il venait peindre, le sujet était trouvé. Le lendemain, l’artiste réalise le portrait de la fille en style bubble. Nowart raconte : « d’un coup je matte le truc, tout noir avec des coulures, super glauque, j’ai flippé…j’ai lâché le truc.. ». La jeune femme insiste pour voir.  Elle est bouleversée. Et des mots parlent. Le peintre apprend ses problèmes de santé graves récents, un passage critique entre la vie et la mort  quelques semaines auparavant. Nowart a capté l’inverse de ce qu’elle donnait à voir. Se faire peindre le portrait par ARN* est une véritable expérience personnelle. Nowart est le peintre du vrai , les apparences ne le trompent pas. Il contourne la face sociale pour percer l’intime et le privé. Ses réalisations préférées ne sont pas les portraits  bien faits  sur le plan formel. Il peut dire en montrant un de ses portraits réussi d’un point de vue académique : « dedans il y a rien, pour moi ça n’est pas intéressant, même si ça plait à d’autres… »

 

Face à toutes ses toiles quelque soit le motif, le style, l’artiste se souvient toujours en les regardant dans quel état d’esprit il était. L’émotion est la matière qui le mobilise dans la création. D’ailleurs, peindre le visage s’inscrit dans un échange. Pour Nowart c’est donner ce qu’il reçoit : « si je te peins, c’est qu’il y a une rencontre, c’est que je me reconnais un peu ou beaucoup en toi, je peins une part de ce qui me relie à toi ». N’y a-t-il pas du sacré là encore ?!

 

Le don correspond plus à la trace picturale que l’acte de remettre la toile à la personne représentée : « je n’aime pas la commande… si la toile va à la personne, je me censure » dit l’artiste. En revanche, la liberté est totale lorsqu’ il travaille son propre portrait d’après photos. Nowart déforme et éclate le graphisme comme il le sent. Il ajoute « je n’ai pas de problème d’égo avec moi-même ». Souvent les portraits des autres présentent des contours nets, l’aspect formel du visage est familier, peu ou pas fragmenté.

 

Le portrait à l’interface de l’intime et du social.

 

Si le portrait connaît une telle évolution en peinture, c’est parce que le xxe siècle coïncide avec l’exploration et l’analyse de l’individualité. Au siècle de Picasso, les portraits ne sont plus tant la représentation d’une personne que l’expression de la sensibilité du peintre, et souvent de son angoisse face à la vie. Dans les portraits de Miró, De Chirico ou Frida Kahlo, l’identité de la personne représentée se dissout ou est dénaturée. Pour Bacon et ses visages déformés, c’est l’aliénation de l’homme qui est évoquée, sa vulnérabilité aussi. Chez Lucian Freud et Stanley Spencer, c’est la solitude de l’homme qui s’exprime.  Les portraits de Picasso le plus souvent  réalisés de mémoire sont uniques et effrayants de vérité. Selon les termes du grand spécialiste américain de Picasso, William Rubin,  ses portraits présentaient plus « d’intérêt humain » que d’autres.

 

Il est des sujets en peinture derrière lesquels le peintre ne peut pas se cacher, l’autoportrait en fait partie. Reflet d’une intimité et d’une identité,  il met à nu l’expérience de soi-même. Le visage est la face extérieure de ce qui est le plus en dedans, au fond de soi. Dans le champ social, il est une partie du corps immédiatement accessible à tous ceux qui le regardent, il a une fonction prégnante dans les échanges car il permet d’identifier, de différencier, de reconnaître.

 

Dans son travail, Nowart ose un face à face sans concession avec lui-même, il ne cherche pas à se mettre à son avantage.  Ses autoportraits sont une voie de recherche plastique et esthétique totalement dégagée d’un souci narcissique : il se déforme, se montre laid, effrayant etc.

 

 Soi et l’autre se mêlent tout autant dans l’autoportrait que dans le portrait d’un autre.  En effet, la perception que le peintre a de son image se nourrit de l’intériorisation du regard des autres sur lui, puisque son image est saisie dans le champ de l’altérité depuis sa naissance. Quant au portrait d’un autre, il est intéressant d’observer  que le peintre projette des composantes de son image dans la réalisation. Dans le développement psychologique de l’enfant, image de soi et image de l’autre se construisent de façon concomitante, s’influençant mutuellement.

 

Now’art, un talent intemporel.

 

A fleur de peau, telle est la profondeur de l’artiste, entre ses deux thèmes de prédilection, les fleurs* et les portraits, reliés par une passerelle de vitalité hors du commun où couleurs vives, contrastes, mouvements animent l’œil et le geste du peintre.

 

Sa démarche et son style se définissent par la diversité de son expertise plastique. Nowart excelle dans la peinture, la sculpture, la vidéo, la scénographie. Il n’échappe pas à sa conception de l’être humain, il cultive la multiplicité dans son art.

 

Le regard de Nowart sur le portrait est original et d’une richesse époustouflante. Il offre un univers pictural fascinant qui explore de façon déroutante les méandres internes de l’être.  William Rubin y verrait peut-être, là aussi « un intérêt humain ».

 

 Intimité et identité associées au domaine du portrait suggèrent une subtilité, celle de l’opposition entre apparence et réalité. C’est la thématique à laquelle s’attèle Arnaud Rabier Nowart en traitant l’image du visage tel qu’il le fait.

 

Comme un explorateur lucide du sens humain, sa vision du monde et de l’existence est à la fois généreuse et sans concession.  La démarche d’ARN** suscite un questionnement intéressant sur l’évolution du portrait au XXI è siècle. En cela, Nowart contribue avec d’autres  artistes modernes à l’enrichissement du genre et à l’apport d’un nouveau souffle. Il rejoint à ce titre tous les artistes engagés de l’histoire qui font de la création un acte authentique vers la liberté.

 

 

 

*publié dans Arnaud Rabier Nowart, du graffiti à l’art in space,

Ed. LVE 2014

**voir le texte « De l’art et du lien »

 

 

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LAM : Les arts et des mots